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Mexique

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Chiens fous, tacos et bestioles exotiques

Parfois je me demande pourquoi je me tale le postérieur sur une selle inhospitalière cinq heures par jour sans espoir d’une douche le soir et avec un régime alimentaire ennuyeux à mourir. C’est, étrangement, souvent lorsqu’il pleut, face à une grosse … Lire la suite

Premiers contacts mexicains

Étrange frontière à Nogales. Les douaniers américains ne checkent aucun document mais posent des questions débiles et le poste frontière mexicain se situe 20km après la ville… On nous fait rapidement comprendre que la vie ne sera pas facile sans … Lire la suite

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Chiens fous, tacos et bestioles exotiques

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Parfois je me demande pourquoi je me tale le postérieur sur une selle inhospitalière cinq heures par jour sans espoir d’une douche le soir et avec un régime alimentaire ennuyeux à mourir. C’est, étrangement, souvent lorsqu’il pleut, face à une grosse côte ou un vent de face que la question ressurgit. Et pourtant pendant les 1200 premiers kilomètres au Mexique, nous n’avons eu ni vent, pluie ou montée. Mais quel ennui !

Une pause s’impose et c’est à Mazatlan que nous passerons presque une semaine à glandouiller. Nous y rencontrons Peter Smolka, cycliste allemand insatiable qui était au début d’un énième voyage. Il a accumulé plus de 200.000km en 25 ans, trois fois moins que le pape du touring Heinz Stücke, certes, mais rudement impressionnant tout de même. Il a également le premier tour du monde avec un moyeu à vitesses intégrées à son actif. Adieux déchirants après cette courte pause, larmes et cris et nous voici partis en direction du sud, toujours en longeant la côte. Nous passons noël au milieu d’un champ d’ananas et le réveillon sur une plage vide avec un restaurant à proximité pour s’approvisionner.

Peter Smolka

Réveillon sur la plage

Les jours suivants ne sont pas bien plus agités, mais nous approchons lentement de Guerrero, l’état où une quarantaine d’étudiants ont été arrêtés par la police en septembre 2014, livrés à un groupe mafieux local puis exécutés. L’événement a fait scandale localement et internationalement et a douloureusement rappelé aux mexicains la corruption omniprésente et les fricotages entre élus locaux, police municipale et cartels de drogue. Voyageurs et locaux nous ont déconseillé d’y passer. Quand on y regarde de plus prêt, les étudiants ont été enlevés à Igualpa, qui est géographiquement plus proche de Mexico City que d’Acapulco. Faut-il également fuir la capitale ? Sans parler de l’omniprésence de la police fédérale depuis les enlèvements et les gangs faisant profil bas, la région est sans doute plus sûre aujourd’hui qu’elle ne l’était avant.

Dans le Michoacan (l’État à l’ouest de Guerrero) les populations indigènes peignent des slogans de soutien aux étudiants sur les ponts.

Michoacan, pont avec slogan

Toujours en vie pour témoigner, il semblerait que nous ayons eu du nez. Le plus gros challenge des dernières semaines fut d’éviter de se faire bouffer un mollet par les chiens. Léthargiques comme leurs propriétaires, la vue du cycliste les sort définitivement de leur torpeur. On a l’habitude, le bâton a portée de main, prêts à leur latter la truffe si nécessaire. Plus exotique, nous avons rencontré notre première mygale. Sur la route passe encore, mais lorsqu’une autre s’immisce entre mes jambes pendant le petit déjeuner, Panique ! Pierre > Gravité > Sprotch. On apprend un peu trop tard qu’elle ne présente aucun danger pour l’homme et est en plus une espèce protégée. Double flop, pardon Brigitte.

Brachypelma smithi

À Acapulco nous découvrons d’autres bestioles par milliers : des coccinelles Volkswagen. Il y en a littéralement de partout, de tous les types (taxis, roadster, déglinguées, comme neuves ) et nous n’avons trouvé aucune raison à cette étrange concentration (130 comptées en 10 minutes) La ville en elle même ne présente pas grand intérêt, les resorts en bord de mer n’étant pas notre tasse de thé.

Volkswagen coccinelle

Volkswagen coccinelles

Le sud du Mexique et ses paysages nous ont réconcilié avec le pays même si nous n’avons pas eu de coup de coeur particulier. Les plages au sud sont vierges et sauvages et les Mexicains sont des gens chaleureux avec qui il est facile d’engager une conversation malgré un espagnol balbutiant. L’omniprésence policière est rassurante et nous n’avons jamais senti de menace ou d’animosité. On regrette que les routes soient jonchées d’ordures et de cadavres d’animaux en décomposition. Enfin la nourriture est d’un ennui mortel, tortillas, quesadillas et tacos, même combat. C’est comme proposer des crêpes sucrées, salées, petites ou repliées. Au final c’est une crêpe. Petite consolation, c’est bon.


pepe meme, le dimanche 1 février 2015

contents de lire un nouvel article chez nous les crepes c’est pour demain la chandeleur courage pour continuer a pedaler vous allez peut etre bien retrouver des cotes il faudra vous accrocher a une coccinelle bonne contination bisous meme pepe

Crêpe Mougeotte, le lundi 2 février 2015

Une crêpe c’est une crêpe… Et puis quoi encore ?! Désolant !
Y a les crêpes caoutchouc (malheureusement les plus répandues), les crêpes classiques, les crêpes dentelles, les crêpes suzettes… et puis y a NOS crêpes.

Allez on fera une petite « crêpéducation » à votre retour !
Bisous

DUB DE CHARNAY, le jeudi 5 février 2015

Salut les Mecs!

Alors elles vous manquent les crêpes de Maman??
C’est bizarre, vous ne parlez pas de Téquilas??? ça m’étonne!!

@+ Les DUB de Charnay.

Peter, le vendredi 6 février 2015

See you in Guatemala? I am in Tulum right now, Yucatan peninsula.

Bon voyage – Pedro

Alex, le mercredi 11 février 2015

Hey Peter
Be careful in Guatemala. 2 guys attacked us, with guns, after Santa Maria de Jesus on our way to the volcan Pacaya. We made it through, obviously a bit lucky.

Same same around the Atitlan lake. There can be bandits in between Santiago and San Pedro. There is a few km of very bad dirt road where we had to push the bikes. They usually attack here apparently. We’ve seen nothing but if you want to stay safe, there are boats linking all the towns around the lake.

We are in Nicaragua now ;)

MI, le jeudi 12 février 2015

Vu que Chuck Noriss le souhaite et étant donné que je ne suis pas de Charnay, je fais un petit effort, et, promis je like régulièrement votre page Facebook !
Bravo pour vos incitations diverses et variées, que je n’avais pas remarqué jusque là…
Je vous propose une motivation, lorsque vous en manquer : le plaisir que vous nous procurez à découvrir le monde ( depuis notre canapé :) )
Un grand bravo, bisous.

pepe meme, le samedi 14 février 2015

coucou est ce que le lait qu’on trait soi-meme est meilleur que celui qu’on prend dans une boite bravo vous etes en train de vous recycler le troupeau est important bonne continuation gros bisous pepe meme

Alex, le samedi 14 février 2015

Hé oui, bien meilleur !
J’ai trait ma première vache au El Salvador !